Helena Bonham Carter ne choisit pas ses rôles à la légère. De la sorcière maléfique à la prostituée, l’actrice aime prendre la tangente pour apprendre de ses personnages. Dans The Lone Ranger, elle incarne justement une femme de mauvaise vie unijambiste, un bon moyen pour elle de s’entraîner à jouer plusieurs types de personnes.
« Il y en a tellement, explique Helena à Vogue à propos de ce rôle. J’ai appris comment être une beauté du sud, ce que j’ai toujours plutôt voulu être. Et comment être une prostituée, ce que j’ai toujours plutôt voulu être. Et j’ai aussi appris comment tirer avec un fusil à double canon depuis une prothèse de jambe. C’est terriblement prenant de tirer avec un pistolet, vous savez ? J’ai bien peur d’avoir appris ça aussi… »
Actuellement, Helena Bonham Carter se prépare pour son rôle d’Elizabeth Taylor dans un film pour la BBC. Elle a fait énormément de recherches sur l’icône. « La recherche est ce qui me motive, confie Helena. Ma mère est une psychologue, et je lui ressemble beaucoup. J’aime le challenge de travailler sur un personnage. Enfin, je n’accepte pas de faire un film parce que je pense que ce sera un succès. Je le fais parce que je pense que je vais apprendre quelque chose du personnage que je joue. Je ne suis pas sûre de quoi encore, mais je vais apprendre quelque chose d’Elizabeth. Je sais ça, je vais faire grandir mon âme en l’incarnant. »
Helena Bonham Carter a a deux enfants avec son partenaire Tim Burton, Billy et Nell. Depuis qu’elle est maman, elle a revu ses priorités et les projets qu’on lui propose doivent désormais être encore plus intéressants qu’avant pour qu’elle les accepte. « Ce n’est pas mon seul but, donc il y a moins de pression, expose-t-elle. Ce qui veut dire bien sûr que je fais ça mieux. Mais je trouve ça moins important d’être bonne ou mauvaise maintenant. Je me prends beaucoup moins au sérieux qu’avant. J’avais l’habitude d’être tellement critique avec moi-même, c’en était douloureux. Maintenant je pense ‘Ok, j’ai mal joué aujourd’hui. J’essaierai de faire mieux demain’. Je veux dire, nom de Dieu, ce n’est pas comme si j’étais un chirurgien ou quoi. Ça ne compte pas vraiment, n’est-ce pas ? »
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